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Accord bilatéral UE-États-Unis sur la réassurance (2017)

Accord signé le 22 septembre 2017 qui supprime, sous conditions de capital et de solvabilité, le collatéral et la présence locale exigés des réassureurs de part et d'autre de l'Atlantique.

Définition

Le 22 septembre 2017, l'Union européenne et les États-Unis signent un « Bilateral Agreement on Prudential Measures regarding Insurance and Reinsurance », le covered agreement de la loi Dodd-Frank. Côté américain, le texte vise le collatéral. Un réassureur européen qui a des capitaux propres d'au moins 226 millions d'euros et couvre son SCR Solvabilité II à 100 % en est dispensé. Il n'a plus à garantir ses engagements envers une cédante américaine par un trust ou une lettre de crédit. Côté européen, la contrepartie vise un réassureur américain d'au moins 250 millions de dollars de capital et de surplus, avec un ratio RBC d'au moins 300 %. Celui-là n'a plus à ouvrir de succursale ni à poster de collatéral pour réassurer une cédante de l'Union. L'accord règle aussi le contrôle de groupe : chaque superviseur garde la main sur le groupe dont il est l'autorité d'origine. Le groupe américain n'est pas soumis aux exigences de capital de groupe de Solvabilité II pour son activité mondiale. Les États américains, qui réglementent seuls l'assurance, avaient jusqu'en septembre 2022 pour aligner leurs lois, faute de quoi le Federal Insurance Office pouvait faire constater la préemption fédérale des règles contraires. La NAIC a répondu par les amendements de 2019 à sa loi type, qui créent les reciprocal jurisdictions. Le Royaume-Uni, sortant de l'Union, a signé un pendant le 18 décembre 2018, aux mêmes seuils. Le réassureur qui ne remplit plus les conditions retombe dans le régime ordinaire, certifié ou à 100 %. À ne pas confondre avec l'équivalence Solvabilité II, décision unilatérale de la Commission qui a reconnu les Bermudes et la Suisse.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Accord bilatéral UE-États-Unis sur la réassurance (2017) : illustration de la fiche Réassurance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un réassureur européen a 1,5 milliard d'euros de fonds propres et couvre son SCR à 180 %. Il réassure une cédante de l'Ohio pour 200 millions de dollars d'engagements. Sous l'ancien régime, il immobilisait 200 millions en trust ; certifié Secure-2, 20 millions. Une fois l'Ohio aligné sur l'accord, il ne poste rien. Si une mauvaise année ramène sa couverture du SCR à 95 %, il doit en informer le superviseur de la cédante et perd le bénéfice de l'accord. L'État peut alors exiger un collatéral sur les engagements nés après cette date.

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Termes associés
Également connu sous

covered agreement UE-États-Unis, accord bilatéral de 2017, accord prudentiel UE-USA, covered agreement, accord UK-US de 2018

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