Capital fondé sur le risque américain (RBC)
Formule de capital réglementaire des assureurs américains, développée par l'association des commissaires aux assurances au début des années 1990, qui déclenche des niveaux d'intervention graduels du régulateur selon le ratio de capital.
Après une série de faillites d'assureurs à la fin des années 1980, l'association américaine des commissaires aux assurances a développé une formule de capital fondée sur le risque, adoptée par les États au début des années 1990. Elle calcule un capital de référence à partir des principaux risques de l'assureur, actifs, crédit, souscription, taux, pondérés par des facteurs fixes et agrégés avec une formule qui tient compte d'une diversification partielle. Le capital effectivement détenu, dit capital total ajusté, est comparé à ce niveau de référence. Le ratio obtenu déclenche des niveaux d'intervention graduels : en dessous de deux fois le niveau de référence, l'assureur doit présenter un plan de redressement ; plus bas, le régulateur peut imposer des mesures ; en dessous d'un certain seuil, il peut prendre le contrôle, et il le doit sous un seuil plus bas encore. Le système diffère de Solvabilité II sur des points essentiels : les actifs et passifs restent évalués selon des règles comptables réglementaires plutôt qu'en valeur de marché, les facteurs sont fixes plutôt que calibrés sur un choc à un horizon d'un an, et le régime est appliqué État par État. Les deux approches ont été rapprochées dans les discussions internationales sur la norme de capital, sans être unifiées. Pour un analyste, le ratio publié d'un assureur américain ne se compare pas directement au ratio de solvabilité d'un assureur européen.
Cas d'école : un assureur dommages américain voit son ratio de capital fondé sur le risque tomber de 320 à 180 pour cent après une saison d'ouragans. Passé sous le seuil de 200 pour cent, il doit soumettre à son régulateur un plan de redressement : augmentation de capital, réduction de ses expositions côtières et achat de réassurance.
RBC, risk-based capital, capital fondé sur le risque, niveaux d'intervention RBC
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.