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Réassureur certifié (NAIC)

Statut américain qui permet à un réassureur étranger, noté et établi dans une juridiction qualifiée, de garantir ses engagements par un collatéral réduit selon sa note au lieu des 100 % exigés jusque-là.

Définition

Novembre 2011 : la NAIC amende sa Credit for Reinsurance Model Law et le règlement qui l'accompagne. Jusque-là, une cédante américaine ne pouvait inscrire à son bilan le crédit d'une cession à un réassureur non agréé dans son État qu'à une condition. Le réassureur devait poster un collatéral égal à 100 % de ses engagements, en trust, en lettre de crédit ou en dépôt. Un réassureur des Bermudes ou d'Europe, bien capitalisé, immobilisait ainsi autant d'actifs qu'un inconnu. Le nouveau statut de réassureur certifié change le calcul. L'État de la cédante classe le réassureur selon ses notes de solidité financière, de Secure-1 à Vulnerable-6. Le collatéral exigé va de 0 % pour Secure-1 à 100 % pour Vulnerable-6, en passant par 10, 20, 50 et 75 %. Il faut aussi être domicilié dans une juridiction qualifiée, dont la NAIC tient la liste, et justifier d'un surplus minimal. La Floride avait ouvert la voie en 2008 par une règle de collatéral réduit, New York avait suivi ; la loi type a généralisé le mécanisme État par État, au rythme de chaque législature. Pour la cédante, le statut se lit dans l'annexe F de son état annuel, où les créances sur réassureurs non garanties pèsent sur le surplus. Les amendements de juin 2019 vont plus loin. Pour un réassureur d'une « reciprocal jurisdiction », le collatéral tombe à zéro s'il remplit les conditions de capital et de solvabilité. Une telle juridiction est liée aux États-Unis par un covered agreement, ou reconnue comme telle. À ne pas confondre avec le collatéral de réassurance au sens large, qui désigne les actifs eux-mêmes, quel que soit le régime qui les exige.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Réassureur certifié (NAIC) : illustration de la fiche Réassurance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : une cédante du Texas cède à un réassureur européen non agréé des engagements de 40 millions de dollars. Avant la réforme, il fallait 40 millions de collatéral. Classé réassureur certifié Secure-3, il en poste 20 %, soit 8 millions ; classé Secure-1, rien. Si sa note baisse et qu'il passe en Secure-4, l'exigence monte à 50 %, 20 millions, et le réassureur doit compléter son trust dans le délai fixé par l'État. Depuis 2019, s'il relève d'une reciprocal jurisdiction et remplit les conditions, il ne poste plus rien, quelle que soit cette échelle.

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Termes associés
Également connu sous

certified reinsurer, réassureur certifié américain, collatéral réduit NAIC, Credit for Reinsurance Model Law, juridiction qualifiée

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