Catégories de PRIIPs (annexe II, catégories 1 à 4)
Les quatre familles de l'annexe II du règlement délégué (UE) 2017/653 qui déterminent comment se calcule la mesure du risque de marché d'un PRIIP, selon son payoff et les données de prix disponibles.
Avant tout calcul de risque, l'annexe II du règlement délégué (UE) 2017/653 range chaque PRIIP dans une catégorie, et l'initiateur ne choisit pas la sienne : les Q&A des autorités européennes refusent qu'on se déclasse par commodité. La catégorie 1 réunit les produits où l'investisseur peut perdre plus que sa mise, les dérivés visés aux points 4 à 10 de la section C de l'annexe I de MiFID II dans la version initiale du texte, et ceux qui ne sont pas cotés au moins une fois par mois ou n'ont pas de référence ni d'indice de substitution approprié (point 4, c), là où tombe un produit neuf sans historique suffisant ni indice de substitution. Pas de calcul : MRM 7 par défaut, MRM 6 pour les cas du point 4, c. La catégorie 2 couvre l'exposition linéaire, directe ou à multiple constant, au prix des sous-jacents, à condition de disposer d'au moins deux ans de prix quotidiens, quatre ans de prix hebdomadaires ou cinq ans de prix mensuels. La VaR y sort d'un développement de Cornish-Fisher. La catégorie 3 prend les payoffs non linéaires, autocall, capital garanti, call spread, avec la même exigence d'historique, et la VaR sort d'une simulation par bootstrap. La catégorie 4 vise les produits dont la valeur dépend en partie de facteurs non observés sur le marché, avec l'exemple que le texte donne lui-même : les produits d'assurance qui reversent à l'épargnant une part des bénéfices de l'initiateur. Un contrat d'assurance vie en euros avec participation aux bénéfices y tombe, et sa volatilité se calcule composante par composante avant d'être pondérée. La frontière la plus disputée passe entre 1 et 2 ou 3 pour les produits à multiplicateur : un tracker qui ne peut descendre sous zéro peut rester en catégorie 2 ou 3, un CFD bascule en 1. Elle fixe la méthode, et souvent, en catégorie 1, la note elle-même.
Un certificat indexé sur un indice lancé le 15 mars 2025 doit sortir son DIC le 15 septembre 2026. L'indice compte 18 mois de cotations quotidiennes, moins que les 24 mois exigés pour les catégories 2 et 3 ; en hebdomadaire il faudrait 48 mois, en mensuel 60. Sans indice de substitution acceptable, le produit relève du point 4, c de la catégorie 1 et reçoit une MRM de 6 sans calcul. Le 15 mars 2027, les 24 mois sont atteints : le produit, s'il est non linéaire, passe en catégorie 3, et une VEV simulée de 11 % lui donnerait une MRM de 3, trois classes plus bas.
catégorie 1 PRIIPs, catégorie 2 PRIIPs, catégorie 3 PRIIPs, catégorie 4 PRIIPs, catégorisation PRIIPs, classement des PRIIPs, catégories de l'annexe II
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.