Club de Paris
Groupe informel des grands États créanciers qui négocie depuis 1956 la restructuration des dettes publiques bilatérales des pays en difficulté, et dont les accords déterminent le recouvrement des créances garanties par les organismes publics.
Le Club de Paris est un groupe informel d'États créanciers, dont le secrétariat est assuré par le Trésor français, qui se réunit depuis 1956 pour trouver des solutions coordonnées aux difficultés de paiement des pays débiteurs envers leurs créanciers publics bilatéraux. Il ne traite pas les obligations détenues par des investisseurs privés, mais les créances des États eux-mêmes, dont une large part provient des crédits à l'exportation garantis par leurs organismes publics : lorsqu'un organisme public indemnise un exportateur impayé par un État étranger, il devient créancier de cet État, et c'est au sein du Club que cette créance est rééchelonnée ou réduite. Ses principes sont la solidarité entre créanciers, le consensus, la conditionnalité liée à un programme du Fonds monétaire international, et la comparabilité de traitement, qui oblige le débiteur à obtenir des autres créanciers des concessions équivalentes. La montée de créanciers publics non membres a affaibli ce cadre, et le G20 a créé en 2020 un cadre commun pour associer tous les créanciers bilatéraux. Pour l'assureur de risque politique, le Club est l'endroit où se décide, des années après le sinistre, ce qu'il récupérera.
La Zambie, en défaut sur sa dette extérieure depuis novembre 2020, a conclu en octobre 2023 un protocole d'accord avec ses créanciers publics bilatéraux dans le cadre commun du G20, réunissant des membres du Club de Paris et des créanciers non membres. Les organismes publics de crédit à l'exportation créanciers ont ainsi connu, près de trois ans après le défaut, les conditions de leur recouvrement.
Paris Club, créanciers publics bilatéraux, restructuration de dette publique bilatérale
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