Coût du capital
Rendement que les actionnaires exigent pour le capital immobilisé à absorber les pertes imprévues, et qui entre à ce titre dans le prix de tout risque.
Le coût du capital est le rendement que les apporteurs de fonds propres exigent en contrepartie du risque qu'ils portent. Pour un assureur, le capital détenu au-delà des provisions sert à absorber les pertes imprévues, et il a un coût même s'il est placé : ce qu'il rapporte en obligations est inférieur à ce que les actionnaires attendent, et l'écart, augmenté des frictions fiscales et d'agence, doit être payé par les primes. C'est pourquoi un risque qui immobilise beaucoup de capital, comme une tranche catastrophe haute, se vend à un multiple élevé de sa perte attendue. Le régime Solvabilité II en fait un paramètre réglementaire : la marge pour risque se calcule avec un taux de coût du capital de 6 %, que la révision adoptée fin 2024 par la directive (UE) 2025/2 ramène à 4,75 %. En tarification, le coût du capital multiplié par le capital alloué au risque forme une ligne du prix technique.
Cas d'école : un portefeuille dont le capital réglementaire projeté vaut 100 millions d'euros la première année, 60 la deuxième et 20 la troisième porte, au taux de 6 %, une marge pour risque d'environ 10,8 millions avant actualisation. Au taux révisé de 4,75 %, elle tombe à 8,55 millions : un paramètre réglementaire déplace à lui seul plus de deux millions.
cost of capital, taux de coût du capital, hurdle rate
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.