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Moyenne olympique (rendement de référence)

Moyenne des rendements des cinq dernières années, une fois retirées la meilleure et la plus mauvaise, qui sert de production de référence pour mesurer la perte dans les contrats récolte subventionnés de l'Union européenne.

Définition

La moyenne olympique est la moyenne des rendements des cinq dernières années, une fois écartées la meilleure et la plus mauvaise. Elle sert de production de référence dans les contrats récolte subventionnés de l'Union européenne : la perte se mesure contre elle. La règle vient de l'accord sur l'agriculture de l'OMC, conclu à Marrakech en 1994. Son annexe 2 range en « boîte verte » les aides à l'assurance dont la perte est calculée sur une moyenne triennale ou sur cette moyenne olympique quinquennale. Le droit de la PAC l'a reprise, et on la retrouve à l'article 76 du règlement (UE) 2021/2115. En France, la loi du 2 mars 2022 laisse l'exploitant retenir la plus favorable des deux références. Le défaut est connu. Après une série de mauvaises années, la référence baisse, et l'assurance ne se déclenche plus qu'à partir d'un rendement déjà dégradé. Le rapport du Sénat sur la loi de 2022 y voyait le « premier frein » à la diffusion de l'assurance récolte. La moisson ratée de 2024 a ravivé la critique chez les céréaliers. Pour un actuaire, c'est un estimateur tronqué, peu sensible aux extrêmes, mais aveugle à la tendance : si le climat dégrade les rendements, la référence suit avec retard et la couverture rétrécit. Des propositions parlementaires ont demandé de l'allonger à dix ou quinze ans, ou de retenir la meilleure des cinq années. Elles butent sur le cadre de l'OMC. À ne pas confondre avec l'historique de production américain (APH), qui moyenne quatre à dix années sans écarter les extrêmes.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Moyenne olympique (rendement de référence) : illustration de la fiche Actuariat du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un céréalier a récolté 80, 72, 85, 60 et 78 quintaux de blé par hectare de 2020 à 2024. Écartés 85 et 60, sa moyenne olympique vaut 76,7 quintaux ; la triennale, 74,3. Il retient la première. En 2025, il récolte 55 quintaux : la perte de 28 % dépasse la franchise de 20 % de huit points, soit environ 12 700 euros sur 100 hectares à 20 euros le quintal.

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Termes associés
Également connu sous

moyenne olympique, moyenne olympique quinquennale, production de référence, rendement historique de référence

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