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Ratio payés sur charges

Rapport, par exercice de survenance et par âge, des règlements cumulés à la charge déclarée. Il trahit un changement de politique de provision dossier ou de vitesse de règlement, et départage les deux chain ladder.

Définition

Berquist et Sherman publient en 1977, dans les Proceedings de la Casualty Actuarial Society, la méthode qui corrige un triangle quand l'adéquation des provisions dossier ou la vitesse de règlement a changé. Le premier signal qu'ils exploitent se lit en une division. Le ratio payés sur charges rapporte, pour chaque exercice et chaque âge, les règlements cumulés à la charge déclarée, payés plus provisions dossier. Lu en colonne, à âge égal, il devrait rester stable d'un exercice à l'autre. Quand il baisse sur les dernières diagonales, deux lectures s'opposent : soit la gestion a renforcé ses provisions dossier et la charge monte plus vite qu'avant, soit les règlements ralentissent. Le ratio seul ne tranche pas. Pour la vitesse de règlement, on le croise avec le nombre de dossiers clos rapporté au nombre déclaré. Pour le niveau de provision, avec la provision moyenne par dossier ouvert, corrigée de l'inflation. Une fois la cause connue, le choix suit. Un renforcement des dossiers fausse le chain ladder sur charges, qui applique d'anciens facteurs calibrés sur des dossiers sous-provisionnés et compte deux fois le même renforcement. Le chain ladder sur payés reste juste tant que la cadence n'a pas bougé. Un ralentissement des règlements fausse l'inverse. Le chain ladder de Munich, de Quarg et Mack en 2004, fait de ce ratio une variable du modèle au lieu d'un contrôle à côté. Il a un angle mort : un portefeuille dont le mix de garanties se déplace vers des dossiers lourds, à règlement lent, fait baisser le ratio sans qu'aucune pratique de gestion ait changé. À ne pas confondre avec le loss ratio, qui rapporte la charge aux primes, ni avec la cadence de règlement elle-même.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Ratio payés sur charges : illustration de la fiche Actuariat du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : à 24 mois, le ratio payés sur charges vaut 55 %, 54 % et 56 % pour les survenances 2019 à 2021, puis 47 % et 46 % pour 2022 et 2023. Survenance 2023 : 9,2 M EUR payés, 20,0 M EUR de charge. Au ratio historique de 55 %, la charge aurait été 9,2 / 0,55 = 16,73 M EUR, soit 3,27 M EUR de renforcement probable. Le chain ladder sur charges, facteur 1,25, donne 25,0 M EUR d'ultime ; celui sur payés, facteur 2,40, donne 22,08 M EUR. Les clôtures stables désignent le renforcement, donc les payés.

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Termes associés
Également connu sous

paid-to-incurred, ratio payé sur charge, ratio P/I, ratio règlements sur charge

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