Répartition dans le temps des paiements d'une génération de sinistres, qui commande l'actualisation des provisions et la durée du risque porté.
La cadence de règlement décrit la part du coût final d'une génération de sinistres effectivement payée à chaque année de développement. Elle sépare deux mondes qui n'ont en commun que le mot assurance : une branche courte, comme le bris de glace ou le dommage automobile matériel, décaisse l'essentiel dans les douze mois, tandis qu'une branche longue, comme la responsabilité civile médicale ou la construction, paie encore vingt ans après l'exercice de survenance. Cette différence commande presque tout le reste. Elle détermine la duration du passif et donc la sensibilité des provisions aux taux d'intérêt sous un référentiel qui actualise, elle fixe la durée pendant laquelle l'assureur porte un risque d'inflation qu'il n'a pas tarifé, et elle dicte la structure de réassurance, une branche longue appelant des couvertures par année de survenance plutôt que par exercice. Le problème résolu est de traduire un engagement dont le montant est incertain en un calendrier de trésorerie, sans lequel ni l'actualisation ni l'adossement des actifs ne seraient possibles.
Sous Solvabilité II, en vigueur depuis le 1er janvier 2016, le meilleur estimé s'actualise sur la courbe des taux sans risque publiée chaque mois par l'EIOPA, appliquée à la cadence projetée. Une branche dont la duration de passif atteint sept ans voit ses provisions bouger de plusieurs points pour cent points de taux, quand une branche réglée à 90% dès la première année ne bouge pratiquement pas.
profil de décaissement, cadence de liquidation, payment pattern, schéma de décaissement, profil de règlement