Aller au contenu
←Retour au glossaireActuariat

Risque de rachat (Solvabilité II)

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Sous-module du risque de souscription vie de Solvabilité II qui mesure la perte en cas de hausse, de baisse ou de vague soudaine des rachats et résiliations.

Définition

Le risque de rachat mesure ce que l'assureur perd lorsque ses assurés ne se comportent pas comme prévu vis-à-vis de leur faculté de sortir du contrat. Sous la formule standard de Solvabilité II, définie par le règlement délégué (UE) 2015/35, il se calcule comme le plus défavorable de trois chocs. La hausse permanente des taux de rachat de 50 pour cent pèse sur les contrats rentables pour l'assureur, dont les marges futures disparaissent. La baisse permanente de 50 pour cent pèse sur les contrats déficitaires, que les assurés conservent plus longtemps que prévu, par exemple un fonds en euros à taux garanti élevé dans un monde de taux bas. Le rachat massif, enfin, suppose la sortie instantanée de 40 pour cent des contrats individuels, et de 70 pour cent de certains contrats collectifs, comme lors d'une perte de confiance soudaine. Pour les assureurs vie français, c'est souvent le choc de rachat massif qui domine, parce qu'une vague de rachats forcerait à vendre des obligations en moins-value quand les taux montent. Le risque de rachat est comportemental, donc mal modélisé par les séries passées : les rachats dépendent de l'écart entre le taux servi et le taux du marché, de la fiscalité, de la réputation de l'assureur et de la facilité de sortie, que la distribution numérique a beaucoup accrue.

Exemple

Cas d'école : un assureur vie détient 50 milliards d'euros de fonds en euros adossés à des obligations en moins-value latente de 8 pour cent. Le choc de rachat massif, 40 pour cent de sorties immédiates, l'obligerait à réaliser 1,6 milliard de pertes : c'est ce montant, net d'effets d'absorption, qui alimente son besoin de capital.

Termes associés
Également connu sous

lapse risk, rachat massif, mass lapse, risque de cessation

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.