Aller au contenu
←Retour au glossaireVie & prévoyance

Rachat de contrat

Droit du souscripteur de récupérer tout ou partie de son épargne avant le terme, source de liquidité pour lui et de risque de passif pour l'assureur.

Définition

Depuis la loi de finances pour 2018, les gains rachetés après huit ans paient 7,5 % jusqu'à 150 000 euros de primes et 12,8 % au-delà, après un abattement annuel de 4 600 euros. Le rachat est le droit du souscripteur de mettre fin à son contrat d'épargne, en tout ou en partie, et d'en récupérer la valeur acquise. Tous les contrats ne sont pas rachetables. Une assurance temporaire décès, une rente viagère en cours de service ou une assurance de groupe à adhésion obligatoire ne le sont pas : il n'y a aucune épargne individualisée à restituer. Pour l'assureur, la faculté de rachat est le principal risque de passif d'un bilan vie. Elle transforme un engagement de trente ans en dette exigible à vue. Et elle se déclenche en masse au pire moment : quand les taux montent, les contrats récents servent davantage alors que les obligations en portefeuille valent moins. Depuis 2016, le régulateur peut suspendre temporairement les rachats, pour éviter qu'une course aux guichets ne force les ventes d'actifs. La fiscalité, qui favorise l'ancienneté, joue elle aussi comme un frein voulu. Le rachat donne sa liquidité à l'épargnant ; sans lui, l'assurance vie serait un engagement irrévocable.

Ses 12 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Rachat de contrat : illustration de la fiche Vie & prévoyance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Au-delà de huit ans de détention, les produits rachetés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple. Depuis la loi de finances pour 2018, ils subissent ensuite un prélèvement de 7,5 % jusqu'à 150 000 euros de primes versées, et de 12,8 % au-delà. C'est ce seuil de huit ans qui explique la stabilité d'un encours de plus de 1 900 milliards d'euros sur le marché français.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

valeur de rachat, rachat partiel

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.