Réduction proportionnelle des lignes
Mécanisme du marché de souscription par lequel un placement sur-souscrit voit toutes les lignes réduites au prorata, de sorte que le total signé revienne à cent pour cent du risque.
Cas d'école : sur un programme de 50 millions d'euros sursouscrit à 138 %, une ligne écrite de 12 %, soit 6 millions, est signée à 8,7 %, soit 4,35 millions. Un courtier qui place un risque sur le marché de souscription ne s'arrête pas forcément à cent pour cent. Il recueille souvent davantage : la sur-souscription signale qu'il a bien acheté, et elle lui laisse une marge de manoeuvre si un souscripteur se retire. Le contrat prévoit alors une clause de réduction proportionnelle. Chaque ligne souscrite est ramenée au prorata, pour que la somme des lignes signées fasse exactement cent pour cent. Un souscripteur qui a écrit dix pour cent d'un risque placé à cent vingt-cinq pour cent se retrouve signé à huit. Trois conséquences pratiques en découlent. La ligne écrite n'est pas un engagement définitif, et tout suivi de portefeuille doit distinguer capacité écrite et capacité signée. Un souscripteur qui veut une part ferme doit négocier une ligne garantie, qui échappe à la réduction ; on l'accorde souvent au chef de file. Et la sur-souscription est un indicateur de marché en soi : un placement signé à cent pour cent tout juste, ou placé à quatre-vingt-quinze, dit sur le marché exactement l'inverse d'un placement réduit de moitié.
Placement d'un programme dommages de 50 M EUR en 2026. Le courtier recueille des lignes écrites totalisant 138 %. Un souscripteur qui avait écrit 12 %, soit 6 M EUR, est signé à 8,7 %, soit 4,35 M EUR. Il a réservé et immobilisé 6 M EUR de capacité pour n'en engager finalement que 4,35, et son plan de souscription annuel doit tenir compte de cet écart systématique.
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