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Banque africaine de développement (BAfD)

Banque multilatérale du continent, créée en 1964 et installée à Abidjan, qui prête aux États et au secteur privé et garantit des prêteurs privés contre la défaillance d'un engagement public.

Définition

La Banque africaine de développement (BAfD) est la banque multilatérale du continent : elle prête aux États et au secteur privé et garantit des prêteurs privés contre la défaillance d'un engagement public. L'accord portant création de la Banque africaine de développement est signé à Khartoum en 1963 et entre en vigueur en 1964 ; la banque siège à Abidjan, avec une parenthèse à Tunis de 2003 à 2014 imposée par la crise ivoirienne. Le groupe réunit la banque elle-même, qui prête aux conditions du marché, et le Fonds africain de développement, qui prête aux pays les plus pauvres à des conditions concessionnelles. Ses actionnaires sont les États africains, majoritaires, et des États non régionaux d'Europe, d'Amérique et d'Asie. Pour le marché du risque politique, l'outil qui compte est la garantie de risque partiel. Elle couvre des prêteurs commerciaux contre le manquement d'un État ou d'une entité publique à des obligations précises du contrat de projet : paiement par l'acheteur public d'électricité, indemnité de résiliation, changement de loi, délivrance d'un permis. L'État contre-garantit la BAfD, si bien qu'un défaut sur le projet devient une dette envers la banque, avec ce que cela coûte à un pays qui dépend d'elle pour ses prochains financements. La garantie de crédit partiel, elle, couvre une tranche d'un prêt ou d'une émission. La banque a aussi été, en 1976, actionnaire fondatrice d'Africa Re aux côtés des États, et elle l'est restée. Elle appuie l'African Risk Capacity par son programme ADRiFi (Africa Disaster Risk Financing), qui finance une partie des primes que certains États paient pour leur couverture sécheresse. Un souscripteur CPRI (credit and political risk insurance, assurance du crédit et du risque politique) croise donc la BAfD de deux façons : comme garant qui rend un projet assurable par le reste du marché, ou comme cofinanceur dont la présence pèse sur le calcul d'un gouvernement. La réserve tient au périmètre. Une garantie de risque partiel ne répond que des obligations écrites, et un risque que le contrat ne nomme pas, une saisie déguisée sous un redressement fiscal par exemple, reste pour l'assureur privé.

Ses 10 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Banque africaine de développement (BAfD) : illustration de la fiche Finance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Sur une centrale solaire en Afrique de l'Ouest, les banques obtiennent une garantie de risque partiel de la BAfD (Banque africaine de développement) contre le non-paiement de la compagnie publique acheteuse, contre-garantie par l'État. Le prêteur achète en complément une police CPRI (credit and political risk insurance, assurance du crédit et du risque politique) pour la confiscation et le non-transfert, que la garantie ne couvre pas.

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Termes associés
Également connu sous

banque africaine de développement, bafd, groupe de la banque africaine de développement, african development bank, afdb, garantie de risque partiel

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