Chargement catastrophe
Part du prix d'un risque qui paie les catastrophes que l'historique du portefeuille ne montre pas, calculée sur un modèle et non sur l'expérience.
Le chargement catastrophe est la part du prix technique qui couvre le coût attendu des événements naturels majeurs. Il se calcule à part parce que l'expérience d'un portefeuille, riche en petits sinistres, est muette ou trompeuse sur les grands : dix années sans tempête majeure ne prouvent pas que la tempête ne coûte rien, et une seule année de tempête ne dit pas sa fréquence. La méthode sépare donc les deux sources. La sinistralité attritionnelle se tarife sur l'historique, après en avoir retiré les pertes catastrophe pour ne pas les compter deux fois ; la part catastrophe se tarife sur la perte annuelle moyenne d'un modèle, souvent augmentée d'une marge liée à la contribution du risque à la queue du portefeuille. Ce découpage explique qu'un même bien puisse coûter très différemment selon sa localisation alors que son historique de sinistres est identique.
Un portefeuille dommages encaisse 50 millions d'euros de primes. Hors tempête de 2019, retirée de l'historique, sa sinistralité attritionnelle vaut 55 % des primes. Le modèle donne une perte annuelle moyenne tempête de 3 millions, soit 6 % des primes, portée à 8 % avec la marge pour la queue : c'est ce chargement, et non l'historique, qui fait payer la tempête.
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