Fonds croissance
Support d'assurance vie intermédiaire entre fonds en euros et unités de compte, dont le capital n'est garanti qu'à une échéance d'au moins huit ans, ce qui libère l'assureur pour investir davantage en actifs risqués.
Le fonds en euros garantit le capital à tout moment, ce qui oblige l'assureur à investir de façon très prudente. Les unités de compte n'offrent aucune garantie. Le fonds croissance cherche un compromis : la garantie, totale ou partielle, n'est due qu'à une échéance fixée, d'au moins huit ans, et non chaque jour. Avant l'échéance, la valeur de l'épargne fluctue avec les marchés. Libéré de l'obligation d'assurer une liquidité garantie permanente, l'assureur peut investir une part plus large en actions et en actifs non cotés, et l'épargnant espère en retour un rendement supérieur au fonds en euros sur longue période. Créé en 2014 sous le nom d'eurocroissance, le produit a peu décollé, en partie à cause de sa complexité : chaque épargnant avait une valeur propre selon sa date d'entrée et son échéance. La loi Pacte de 2019 l'a refondu sous le nom de fonds croissance, avec une valeur liquidative unique, comparable à celle d'une unité de compte, et une provision de diversification mutualisée. Sa logique répond à une contrainte prudentielle : la garantie à terme coûte moins de capital sous Solvabilité II que la garantie à vue. Son succès dépend de la capacité des épargnants à accepter une baisse temporaire de valeur en échange d'une garantie à échéance.
Cas d'école : un épargnant de 50 ans place 50 000 euros en fonds croissance avec garantie de 80 pour cent du capital à dix ans. Après une chute des marchés, sa valeur tombe à 44 000 euros la deuxième année ; s'il ne rachète pas, il est assuré de récupérer au moins 40 000 euros à l'échéance, et bien davantage si les actifs se redressent.
eurocroissance, fonds eurocroissance, growth fund
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.