Mélange de modèles catastrophe
Combinaison pondérée des résultats de plusieurs modèles catastrophe, pour réduire la dépendance à un seul fournisseur et amortir les changements de version.
Le mélange de modèles combine les courbes de pertes de plusieurs modèles catastrophe, commerciaux ou internes, par une pondération que l'assureur choisit et documente. Deux méthodes coexistent et ne donnent pas le même résultat. Le mélange des pertes fait la moyenne pondérée des montants à une même période de retour ; le mélange des fréquences fait la moyenne pondérée des probabilités de dépassement à un même montant, ce qui produit en général une queue plus épaisse. La pratique s'est répandue après que des changements de version de modèles majeurs, notamment en 2011 pour l'ouragan américain, ont déplacé d'un coup le capital de nombreux portefeuilles. Elle a une limite qu'on oublie volontiers : mélanger deux modèles biaisés dans le même sens ne produit pas un modèle juste, et une pondération choisie après avoir vu les résultats n'est qu'une façon élégante de retenir le chiffre qui arrange.
Cas d'école : à la période de retour deux cents ans, le modèle A donne 400 millions d'euros de perte et le modèle B 250 millions. Un mélange des pertes à parts égales retient 325 millions. Le choix des poids, et non l'un des deux modèles, devient alors l'hypothèse qui pèse le plus sur le capital, et c'est elle que le contrôleur demande de justifier.
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