Critères ESG
Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, dont la place en souscription dépend de leur matérialité prédictive plutôt que de leur portée morale.
Les critères ESG regroupent les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance qu'une large part des assureurs intègre désormais à la souscription. Leur usage repose sur deux justifications qu'il faut démêler. La première tient aux valeurs : elle est fragile, car elle dépend d'un consensus politique que le retour de bâton de 2025 a fracturé. La seconde tient à la matérialité : elle résiste, parce que certains critères, la qualité de la gouvernance ou l'exposition climatique, prédisent réellement la sinistralité. Fonder l'ESG sur la matérialité l'ancre dans l'observation, apolitique et inattaquable. Le fonder sur la morale expose l'assureur à un terrain où sa légitimité est faible. L'ESG joue en outre trois rôles souvent confondus : critère de sélection, source de sinistres à couvrir et objet de la propre conduite de l'assureur.
Majorer la prime d'une entreprise mal gouvernée relève d'un critère ESG matériel, prédictif de fraudes et de litiges ; refuser d'assurer une activité par seule conviction morale relève d'un registre plus fragile.
ESG, environnemental social et de gouvernance, facteurs ESG
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