Épuisement vertical
Consommation successive des tranches d'un programme par un événement unique de grande taille, de bas en haut.
11 mars 2011 : le séisme de Tohoku, de magnitude 9, et le tsunami qui suit traversent des programmes japonais calibrés sur des scénarios moins sévères. L'épuisement vertical décrit la manière dont un événement unique, mais très coûteux, traverse un programme de bas en haut : il épuise la première tranche, entame puis épuise la deuxième, et s'arrête quelque part dans une tranche supérieure. Le programme fonctionne alors exactement comme prévu, puisqu'il a été dimensionné pour un sinistre de période de retour donnée, et le test qu'il subit est celui de sa hauteur. La grandeur qui compte est le sommet du programme comparé à la perte maximale probable : si l'événement dépasse le sommet, la cédante supporte tout l'excédent en net, sans aucun recours. On l'oppose à l'épuisement horizontal, où plusieurs événements de taille moyenne consomment la même tranche basse à répétition et où le test porte sur le nombre de reconstitutions et non sur la hauteur. Les deux modes appellent des réponses opposées : de la hauteur d'un côté, des reconstitutions et une couverture agrégée de l'autre. Un programme bien conçu pour l'un peut donc échouer sur l'autre.
Le séisme et le tsunami de Tohoku de mars 2011 ont produit environ 35 milliards de dollars de pertes assurées, très au-delà des scénarios retenus par plusieurs programmes japonais. Une cédante dont le sommet se situait à 800 millions de dollars a vu l'ensemble de ses tranches épuisées verticalement et a supporté en net tout ce qui dépassait ce sommet. Les renouvellements d'avril 2011 ont porté les sommets de programme de 30 à 60 pour cent sur le marché japonais.
Vertical exhaustion, Consommation verticale, Épuisement en hauteur
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