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Orano au Niger (Somaïr)

Perte progressive par le groupe français Orano de ses actifs uraniers au Niger après le coup d'État de juillet 2023, jusqu'à la nationalisation de la Somaïr annoncée en juin 2025.

Définition

Le dossier Orano-Somaïr est la perte progressive, par le groupe français Orano, de ses actifs uraniers au Niger après le coup d'État de juillet 2023, jusqu'à la nationalisation de la Somaïr annoncée en juin 2025. Le 26 juillet 2023, des militaires renversent le président Mohamed Bazoum au Niger, où le groupe français Orano exploite l'uranium d'Arlit depuis des décennies à travers la Somaïr (Société des mines de l'Aïr), dont l'État nigérien est actionnaire minoritaire. La suite tient en quelques dates. La fermeture de la frontière avec le Bénin coupe la route d'exportation par Cotonou, et la production s'accumule sur le site sans pouvoir sortir. En juin 2024, Niamey retire à Orano le permis du gisement d'Imouraren, l'un des plus grands du monde, jamais mis en exploitation. En décembre 2024, Orano annonce avoir perdu le contrôle opérationnel de la Somaïr. En juin 2025, le gouvernement annonce sa nationalisation. Orano a engagé des procédures d'arbitrage international contre l'État. Pour un souscripteur de risque politique, le cas déroule presque tout le catalogue d'une police CPRI (credit and political risk insurance, assurance crédit et risque politique), et dans l'ordre où les sinistres arrivent. L'impossibilité d'exporter vient en premier, et c'est la garantie la plus délicate : la police ne joue que si le blocage résulte d'un acte du gouvernement hôte, alors qu'ici la route a été coupée par une crise entre deux États voisins, avec des mesures prises des deux côtés. Le retrait d'Imouraren pose la question de la valeur assurée d'un permis jamais exploité. La perte de contrôle de décembre 2024 est une expropriation de fait, que la nationalisation formelle de juin 2025 vient confirmer. Ce décalage compte : le délai d'attente de la police, l'année de souscription touchée et le montant de l'indemnité dépendent de la date retenue comme celle du sinistre. Il y a enfin la contrepartie. Une police CPRI indemnise et subroge l'assureur dans les droits de l'assuré, si bien que l'arbitrage engagé devient aussi celui de l'assureur, qui en attend sa récupération.

Ses 10 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Orano au Niger (Somaïr) : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Un groupe minier couvert en CPRI (credit and political risk insurance, assurance crédit et risque politique) déclare un sinistre d'expropriation en décembre 2024, à la perte du contrôle opérationnel, sans attendre le décret de nationalisation. Le souscripteur conteste la date, qui détermine l'expiration du délai d'attente et l'année de police qui paie.

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Termes associés
Également connu sous

orano niger, somaïr, somair, nationalisation de la somaïr, imouraren, uranium niger

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