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Alliance des États du Sahel (AES)

Pacte de défense conclu en 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, devenu confédération, dont les membres ont quitté la CEDEAO en janvier 2025.

Définition

L'Alliance des États du Sahel (AES) est un pacte de défense conclu en 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, devenu confédération, dont les membres ont quitté la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) en janvier 2025. Le 16 septembre 2023, à Bamako, les chefs des juntes du Mali, du Burkina Faso et du Niger signent la charte du Liptako-Gourma, un pacte de défense mutuelle : une attaque contre l'un vaut agression contre les autres. Sept semaines plus tôt, le coup d'État du 26 juillet à Niamey avait valu au Niger des sanctions de la CEDEAO et une menace d'intervention armée. Le 28 janvier 2024, les trois États annoncent leur retrait immédiat de la Communauté ; le traité révisé impose un préavis d'un an, et la sortie devient effective fin janvier 2025. Entre-temps, le 6 juillet 2024 à Niamey, l'Alliance s'est muée en confédération. Pour le souscripteur de risque politique, l'AES se lit sur trois plans qui se recoupent. Les contrats d'abord. Le Mali en 2023 et le Burkina Faso en 2024 ont réécrit leurs codes miniers, et les trois gouvernements ont renégocié, parfois sous la contrainte, avec les exploitants étrangers : le conflit entre Bamako et l'exploitant de Loulo-Gounkoto, ou le retrait du permis d'Imouraren puis la prise de contrôle de la SOMAÏR (Société des mines de l'Aïr) au Niger, sont devenus des cas d'école de l'expropriation rampante et de la rupture de clause de stabilisation. Les sanctions ensuite. En quittant la CEDEAO, les trois États se sont soustraits à son régime de sanctions, mais aussi à ses protocoles sur la libre circulation et à son tarif préférentiel. Ils restaient, en 2026, membres de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et de l'OHADA (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires), et c'est par la BCEAO (Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) que passent encore leurs paiements. Les alliances enfin. Départ des forces françaises, fin de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) au Mali, rapprochement militaire avec la Russie : les partenaires de sécurité ont changé en moins de trois ans, et avec eux la probabilité d'un réalignement des règles commerciales. La difficulté de tarification vient du fait que chaque décision se prend vite, par ordonnance, et que le recours arbitral passe par des tribunaux dont l'exécution sur place reste incertaine.

Ses 10 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Alliance des États du Sahel (AES) : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un assureur de risque politique couvre depuis 2021 les actifs d'une société minière au Burkina Faso, avec une clause de stabilisation dans la convention d'établissement. Après la révision du code minier, le souscripteur doit établir si l'augmentation de la participation de l'État constitue une expropriation rampante couverte ou une modification fiscale exclue.

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Termes associés
Également connu sous

alliance des états du sahel, confédération des états du sahel, charte du liptako-gourma, retrait de la cedeao, alliance of sahel states, sortie de la cedeao

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