Réparation en nature et réseaux de réparateurs agréés
Mode d'indemnisation dans lequel l'assureur fait réparer le bien par un professionnel de son réseau au lieu de verser une somme d'argent ; il maîtrise les coûts mais doit respecter le libre choix du réparateur.
Un sinistre peut s'indemniser de deux façons : l'assureur verse une somme, et l'assuré fait réparer comme il l'entend, ou l'assureur organise lui-même la réparation par un professionnel qu'il a sélectionné. Le second mode, la réparation en nature, s'est généralisé en automobile, en bris de glace et de plus en plus en dommages à l'habitation. L'assureur négocie avec un réseau de carrossiers, de plombiers, d'entreprises du bâtiment des tarifs, des délais et des standards de qualité ; en échange, il leur apporte un volume de travaux. Pour l'assuré, l'avantage est pratique : pas d'avance de frais, pas de recherche d'artisan, souvent une garantie sur les travaux et un véhicule de remplacement. Pour l'assureur, il permet de maîtriser le coût moyen, de réduire la fraude sur les devis et de raccourcir les délais. Le mécanisme a ses limites juridiques. En France, le code des assurances garantit à l'assuré automobile le libre choix de son réparateur et impose à l'assureur de l'en informer ; l'assureur ne peut pas réduire l'indemnité au motif que l'assuré a choisi un professionnel hors réseau, sauf dans les limites prévues au contrat. Les syndicats d'artisans dénoncent régulièrement la pression tarifaire exercée par ces réseaux, à rapprocher des débats sur les réseaux de soins en santé.
Cas d'école : après un dégât des eaux, l'assureur propose d'envoyer un plombier et un peintre de son réseau, sans avance de frais, sous dix jours. L'assurée préfère son artisan habituel : elle en a le droit, et l'assureur l'indemnise sur la base du devis, dans la limite du coût que les travaux auraient représenté dans son réseau, comme le prévoit son contrat.
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