Swiss Solvency Test (SST)
Régime suisse de solvabilité des assureurs, appliqué par la FINMA : le capital cible est mesuré par l'expected shortfall à 99 % sur un an, plus une marge de valeur de marché.
Contrairement à Solvabilité II, qui s'arrête à une valeur à risque à 99,5 %, le Swiss Solvency Test regarde la queue de la distribution. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2011 et c'est la FINMA, l'autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, qui l'applique. Le capital cible est l'expected shortfall à 99 % sur un an de la variation des fonds propres porteurs de risque, c'est-à-dire la perte moyenne dans le 1 % des pires cas, plus une marge de valeur de marché qui chiffre le coût de transfert des engagements à un tiers. Les fonds propres porteurs de risque sont la différence entre actifs et passifs évalués au marché, après déduction de la marge. Le ratio SST, fonds propres porteurs de risque divisés par capital cible, doit dépasser 100 %. Les entreprises utilisent un modèle standard publié par la FINMA, ou un modèle interne approuvé, que les grands groupes et les réassureurs ont presque tous : Swiss Re et Zurich en font un usage ancien. Le test impose aussi des scénarios imposés, dont un scénario pandémique et des scénarios de catastrophes naturelles, et demande chaque année un rapport complet. Il se distingue de Solvabilité II par la mesure du risque, par une marge de risque calculée différemment, et par une organisation plus centrée sur le modèle propre à chaque entreprise.
Réassureur suisse avec un modèle interne approuvé. Fonds propres porteurs de risque : 9 500 M CHF. Expected shortfall à 99 % sur un an : 6 100 M CHF ; marge de valeur de marché : 1 400 M CHF ; capital cible 7 500 M CHF. Ratio SST : 127 %. Un séisme au Japon et une hausse des taux d'intérêt simultanés, rejoués dans le scénario imposé, abaissent le ratio à 112 % : au-dessus de 100 %, sans que la FINMA exige une mesure.
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