UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine)
Union de huit États d'Afrique de l'Ouest, fondée à Dakar en 1994, qui partagent le franc CFA émis par la BCEAO, une union douanière et des règles communes.
L'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) est l'union de huit États d'Afrique de l'Ouest qui partagent une monnaie, le franc CFA (franc de la Communauté financière africaine), une union douanière et des règles communes. Le 10 janvier 1994, à Dakar, sept chefs d'État signent le traité de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, et c'est dans la même ville, dans les jours qui suivent, que le franc CFA perd la moitié de sa valeur face au franc français. La Guinée-Bissau rejoint l'Union en 1997, ce qui porte le compte à huit : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo. L'UEMOA superpose une union douanière, avec un tarif extérieur commun en vigueur depuis 2000, et une union monétaire plus ancienne. La monnaie, le franc CFA de l'Afrique de l'Ouest, est émise par la BCEAO (Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) à Dakar et rattachée à l'euro à parité fixe ; la Commission siège à Ouagadougou. La réforme annoncée à Abidjan le 21 décembre 2019 a mis fin au dépôt obligatoire de la moitié des réserves sur le compte d'opérations du Trésor français et retiré les représentants français des instances, tout en gardant la parité et la garantie de convertibilité. Pour le souscripteur, la zone change la nature du risque de transfert. Entre membres, la monnaie circule sans contrôle ; vers l'euro, la convertibilité repose sur la garantie française, et l'inconvertibilité pure a toujours été rare. Le risque se loge ailleurs, dans les institutions mêmes de l'Union. En janvier 2022, à la suite de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), l'UEMOA a coupé le Mali de la BCEAO et du marché financier régional, et Bamako n'a plus pu honorer ses échéances sur ce marché jusqu'à la levée des mesures en juillet. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la CEDEAO en janvier 2025 sans quitter l'UEMOA, dont le ministre burkinabè des Finances préside le Conseil des ministres depuis octobre 2025, et la question de leur maintien dans la zone monétaire se lit désormais dans chaque analyse de crédit souverain sahélienne. Un dossier dans la zone se souscrit donc pays par pays, malgré la monnaie commune.
Cas d'école : en janvier 2022, un fournisseur couvert en assurance-crédit livrait un ministère malien payé par virement depuis la BCEAO (Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest). Le gel décidé par les instances régionales a bloqué le paiement sans qu'aucune loi malienne ne l'interdise, et le souscripteur a dû qualifier le sinistre entre non-transfert et fait du prince.
uemoa, union économique et monétaire ouest-africaine, zone uemoa, waemu, zone franc ouest-africaine, traité de dakar 1994
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.