IBNER
Provision pour l'insuffisance prévisible des dossiers déjà ouverts. Elle se distingue de celle qui couvre les sinistres encore inconnus.
Traumatisme crânien grave sur un accident de la route : la consolidation médicale prend couramment trois à cinq ans, et la nomenclature Dintilhac de juillet 2005 fait chiffrer une vingtaine de postes, dont l'assistance par tierce personne capitalisée sur l'espérance de vie. La provision ouverte la première année est donc presque toujours très en dessous du coût final. L'IBNER (incurred but not enough reported) couvre cet écart sur des dossiers connus, ouverts et déjà provisionnés. L'IBNR, lui, ne vise que les sinistres survenus et pas encore déclarés. Les deux n'ont ni la même cadence ni les mêmes causes. L'IBNR se résorbe dès que la déclaration arrive. L'IBNER s'étale sur toute la vie du dossier et se nourrit de l'inflation des soins, de la jurisprudence et de la date de consolidation. Dans les branches corporelles, c'est lui qui pèse le plus dans le redressement actuariel.
Sur un traumatisme crânien grave en automobile, la consolidation médicale demande couramment trois à cinq ans. La nomenclature Dintilhac, publiée en juillet 2005, impose d'évaluer une vingtaine de postes distincts, dont l'assistance par tierce personne, capitalisée sur l'espérance de vie. La provision ouverte la première année est donc, presque par construction, très inférieure au coût final.
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