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Règlement (UE) n° 833/2014

Le règlement du Conseil du 31 juillet 2014 qui porte les sanctions sectorielles de l'Union contre la Russie, dont les interdictions d'assurer et de réassurer certains biens, transports et contreparties russes.

Définition

Le règlement (UE) n° 833/2014 est le texte du Conseil qui porte les sanctions sectorielles de l'Union contre la Russie : il interdit des opérations, dont l'assurance et la réassurance de certains biens, transports et contreparties russes. Le Conseil l'adopte le 31 juillet 2014, deux semaines après la destruction du vol MH17 au-dessus du Donbass, avec la décision 2014/512/PESC (politique étrangère et de sécurité commune). Le texte d'origine visait l'accès des banques publiques russes aux marchés de capitaux européens, les armes, les biens à double usage et certains équipements pétroliers. Depuis février 2022, chaque paquet l'a rallongé, et il compte aujourd'hui des dizaines d'articles et d'annexes. Il ne gèle aucun avoir, et c'est ce qui le sépare du règlement 269/2014. Pour un souscripteur, trois dispositions pèsent plus que les autres. L'article 3 quater (3c), inséré par le règlement 2022/328 du 25 février 2022, interdit d'assurer et de réassurer les aéronefs et pièces de l'annexe XI destinés à la Russie ou à un usage en Russie. Les contrats de location en cours devaient être dénoués avant le 28 mars 2022, et plus de quatre cents appareils loués à des compagnies russes ne sont jamais rentrés. L'article 3 quindecies (3n) interdit l'assurance et la réassurance du transport maritime de pétrole russe vers les pays tiers au-dessus du prix plafond, appliqué au brut depuis le 5 décembre 2022. L'article 11 interdit de satisfaire une demande liée à un contrat dont l'exécution a été affectée par les mesures. Et l'article 1er range l'assurance dans le financement et l'aide financière, si bien qu'une police tombe parfois sous une interdiction qui ne la nomme pas. La Cour de justice en a validé l'économie dans l'arrêt Rosneft du 28 mars 2017 (C-72/15), en admettant que les États membres en sanctionnent pénalement la violation. Le texte se lit par date : une garantie licite à la prise d'effet peut devenir interdite au paquet suivant, et la clause de sanctions du contrat ne fait que tirer la conséquence de ce que le règlement impose déjà.

Ses 11 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Règlement (UE) n° 833/2014 : illustration de la fiche Droit & régulation du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : en mars 2023, un assureur facultés européen couvre 700 000 barils de brut russe chargés à Primorsk pour l'Inde. Le plafond alors applicable est de 60 dollars le baril, et l'attestation remise par l'affréteur indique 58 dollars : 700 000 x 58 = 40,6 millions de dollars, sous le plafond de 700 000 x 60 = 42 millions. La couverture est licite au regard de l'article 3 quindecies. Six mois plus tard, une enquête établit que des frais de fret gonflés cachaient un prix réel de 67 dollars, soit 46,9 millions, 4,9 millions au-dessus du plafond. L'assureur qui ne savait pas et n'avait aucune raison de soupçonner la fraude peut invoquer l'article 10 du règlement, qui écarte sa responsabilité ; s'il avait reçu des signaux d'alerte et les avait classés, l'argument tombe.

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Termes associés
Également connu sous

règlement 833/2014, règlement 833, sanctions sectorielles russes, mesures restrictives sectorielles Russie, décision 2014/512/PESC, règlement Russie déstabilisation de l'Ukraine

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